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[i 564]
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DE LA VILLE DE PARIS.
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453
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privillèges de la Ville, des personnes nommez et contenuz au scruline de ce faict, cloz et scellé etsigné des quatre scrutateurs, et gardé de poinct en poinct les ordonnances, et qu'il luy plaise entretenir lad. Ville aux previlleges, et recevoir lesd, esleuz au serment en la maniere accoustumée. Et où il ne vouldra ce faire, mais envoyer led. scruline au Roy, le supplier de rechef qu'il luy plaise laisser led. scru-tine entre les mains desd, scrutateurs, jusques à ce qu'ilz ayent envoyé au Roy faire leurs remonstrances, ou bien qu'on envoyé ung on deux desd, scrutateurs pour le tout remonslrer au Roy et vive voix, et seront lesd, remonstrances mises par escript et portées aud. Sr par les déléguez dc lad. Ville. Ce faict, mesd. s™ sont incontinent allez au Louvre avec lesd, scrutateurs porter led. scrutin à mond. sr le mareschal ; et luy ont esté faictes lesd, remonstrances par monsr le president Nicolay, l'ung des scrutateurs, qui Va supplié de n'envoyer led: scrutin jusques à demain, et qu'on envoiroit ung homme pour la Ville avec le courrier que led. sr mareschal y envoiroit; lecpiel sr mareschal leur a dict qu'il envoi-roit led. scrutin au Roy, mais qu'il aclenderoil jusques à demain, et que ce pendant ilz eussent à mectre par escript leurs remonstrances, et qu'il les feroit presenter aud. Sr avec led. scrutine, pourveu que l'on les luy portast dedans deux heures.
Et pour ce que les denommez par la compagnée n'ont peu partir, a esté prié maistre Robert Danès, l'ung des seize Quarteniers dc lad. Ville, qui a accepté la charge, et est party le lendemain mardy, xxiie Aoust, à xi heures du matin W.
" Mess", je croy que de ceste heure vous avez con-
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tracté avec mes procureurs depputez pour la vente des i.xxvi'" livres de rente que j'entends estre venduz pour le recouvrement des ixc xii™ livres dont j'ay nécessairement affaire, tant pour satisfaire au payement des Suisses que aultres parties bien fort pressées, à quoy il fault pourvoir incontinent. Et pour ce qu'il sera besoing que je ra li (li e la vendition, qui vous sera faicte par mesd. procureurs-2',"-- 'q-- 'es allées et venues qui se feront pour cest effect pourroient emporter quelque laps de temps et autant de retardement ausd. Suisses, qu'il fault que je fournisse au viii" jour de Septembre prochain, a ceste cause j'ay 'bien voullu vous escrire la presente et vous prier par icelle que, nonobstant que je n'aye encores voullu passer la ratiffication necessaire, vous ayez à faire mectre," le plus promptement que faire se pourra, es mains de commis dc tresorier de l'Es-pargne, tout le plus dc deniers que vous pourrez, affin que à l'instant qu'il les envoyé pour le payement desd. Suisses, comme je vous ay dict cy devant, vous promectant par la presente par parolle de Roy avoir pour agreable tout ce que mes procureurs auront faict en cela pour mond, service, et vous en passer la ratiffication necessaire pour cest effect. Et ii Dieu, Mess", que je prye estre garde de vous. Escript à Romans, le xviu" jour d'Aoust 1564."
Signé : CHARLES. Et au dessoubz : de L'Aubespine.
"Mess™, je croy que de ceste heure vous avez contracté avec les procureurs du Roy mons' mori filz, depputez pour la vente des lxxvi™ livres'3', dontil a nécessairement affaire, tant pour satisfaire au payement des Suisses quc autres parties bien fort pressées, ù quoy il fault qu'il pourvoye incontinent <^;
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C' Robert Danès, le Quartenier qui avait été porter à Valence les remontrances de l'Hotel ile Ville, fut très mal accueilli par M. de Serian, ainsi qu'il résulte de son compte rendu fait le 3o septembre suivant. (Voir à cette date dans noire volume.)
(2' Le contrat de vente de 76,000 livres de rente sur les biens du clergé, en exécution de l'édit de juillet 1564, fut passé, le 5 septembre 1564, avec le nouvel Echevinage par le maréchal de Montmorency, les présidents Christophe de Thou, Antoine Nicolay et le trésorier général, Jéan Grolier; il fut ratifié par lettres patentes du io septembre,enregistrées,ainsi que le contrat, une première l'ois, lo 18 .septembre 1564, et une seconde fois, le 2.3 novembre 1 564. (Archives nationales, Parlement de Paris,X1" 8625, lol. 3iS, 338, 355.)
(:|) Dans le toxle de cette lettre donné par M. do la Ferrière, au lion de lxxvi mil livres, on lit xxv mil livres; leçon fautive.
O Catherine do Médicis, dans uno lettre adressée, le 7 septembre, au maréchal de Montmorency, lui recommandait expressément d'avancement des deniers qui doyvent provenir des lxxvi mil livres de rente, sans lequel secours, observait-elle, le renouvellement de l'alliance des Ligues est du tout arresté, estant chose forcée de fournir pour ceste affaire dedans lo xx de ce moys jusques à vnc mil livres, ct nous n'en avons nul moyen d'ailleurs- ; elle le priait de l'avertir, -à mesure qu'il y aurait somme notable, afin de ne perdre l'occasion de s'en ayder». (Cf. H. de la Ferrière, Lettres de Catherine de Médicis, t. ll, p. 224.) Les mémes raisons étaient invoquées dans le contrat de vente, où il était dit: "Oultre convient encores à present fournir aux Suisses grandes sommes de deniers niontaiis à près dc 1,Ooo mil livres tournois de prest et de pensions, et pour renouveller avec eulx leurs alliances-; on ne parlait pas seulement dos lourdes charges qui pesaient sur le Trésor, on représentait encore la diminution des ressources "à cause des rabais et affranchissement do la plupart des formes du domaine, des aydes et gabelles-, accordés aux sujets ruinés par la guerre. ,
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